En route vers la conduite autonome ?

Régulateur de vitesse adaptatif avec fonction ‘stop’, stationnement automatique, alerte en cas de risque de collision et système de freinage d’urgence, … Les constructeurs lancent désormais sur le marché des solutions qui visent progressivement à déléguer entièrement la conduite au véhicule. On parle alors de « véhicules autonomes », ou plus généralement de conduite autonome.

Nous vous proposons un aperçu des différents niveaux d’autonomie des véhicules. Actuellement, le stade le plus élevé, hors phase d’expérimentation, atteint le niveau 3.

Niveau 0 :

 

Le conducteur conduit lui-même son véhicule, sans aucun mécanisme d’aide.

Niveau 1 :

Le conducteur garde les mains sur le volant et conserve la maîtrise de reprendre le contrôle à tout moment. Une seule aide le seconde. Il s’agit, le plus souvent, d’un régulateur de vitesse adaptatif capable de freiner ou d’accélérer tout seul.

Niveau 2 :

Le conducteur peut enlever ses mains du volant, grâce à un régulateur de vitesse adaptatif ou un assistant au maintien de trajectoire, mais doit rester attentif à la circulation pour reprendre le contrôle du véhicule, en cas de besoin.

Niveau 3 :

Le conducteur n’est plus obligé de superviser la conduite et la circulation en permanence, mais doit pouvoir intervenir. La voiture gère elle-même les pédales de gaz et de frein, ainsi que le contrôle de la direction dans certaines situations.

Niveau 4 :

La voiture gère tout toute seule et dans n’importe quelle situation. Aucune intervention n’est requise de la part du conducteur, sauf pour indiquer une direction. À défaut de consignes, le véhicule s'arrête automatiquement et en toute sécurité sur le bord de la route.

Niveau 5 :

La voiture fonctionne de manière totalement indépendante, sans aucune intervention d’un conducteur, ou des passagers. En toutes circonstances, la voiture parvient à se rendre à destination indépendamment.

QU’EN PENSER ?

Le système de conduite autonome est opposé au principe juridique suivant lequel tout conducteur doit rester maître de son véhicule. Cette phrase, simple en apparence, représente un obstacle pour les constructeurs automobiles et les compagnies d'assurances.

Bien que certains fabricants aient indiqué qu'ils étaient prêts à assumer toute responsabilité juridique, quel choix opérer en cas d’accidents ? Quels intérêts protéger ? Celui du conducteur, ou celui de l’autre usager ? Cette question n’a pas encore de réponse.

Une ultime question reste en suspens : Sommes-nous réellement prêts à renoncer définitivement au plaisir et à l'art de conduire et à accorder une confiance aveugle à un système électronique